La saison des marronniers – le retour

Une collègue, ou plus exactement la créatrice de l’agence, vivant depuis des années à Londres et Norvégienne d’origine, demandait récemment comment on appelait en Europe cette période de flottement dans les médias pendant laquelle il ne se passe (presque) rien, entre le 15 juillet et le 15 août.  En Norvège, c’est ‘agurktid’, ce qui peut se traduire par ‘le temps des concombres’. Véridique.

Et en France? Bonne question. Quelle période bénie, dans les RP, ce moment de répit au cours duquel nous bouclons le travail du trimestre et/ou préparons fébrilement la rentrée – voire les suppléments de noël … Pour le reste, c’est classique.  Cette année encore, nous allons voir fleurir de grands sujets dans les marronniers des hebdos et des mensuels. On attend avec impatience des nouvelles données concernant nos ancêtres les gaulois, ou des scoops sur les Bourbons. J’en connais qui piaffent d’impatience en attendant le spécial ”mystères de l’Egypte ancienne”. Pendant ce temps, les magazines féminins se sont comme d’habitude donné le mot pour m’intimer l’ordre – que j’ignorerai – de perdre ces fameux deux kilos de trop avant la plage.  La bonne nouvelle, c’est que mes quotidiens préférés me proposent de commencer une collection ayant pour thème les films de guerre des années 30. Unique. La vraie trêve cependant est celle des gratuits du matin. On a beau s’y attendre, tous ces supports vides dans les couloirs de métros, c’est presque déprimant. Je ne parle pas des programmes télé. De toute façon, j’avais envie de revoir un bon Bébel, avec un peu de chance, le dieu du PAF m’entendra. Je plaisante. Nous savons pertinemment que les médias préparent, comme nous, une rentrée très chargée.

Message à l’attention de ma collègue et patronne Londonienne d’origine Norvégienne : Kristin, je crains qu’en France, on appelle simplement cette période l’été.

Céline


Pourquoi les réunions (massives) d’équipes ne doivent-elles pas être sacrifiées sur l’autel de la crise

Malgré la charge de travail et les conditions économiques encore difficiles, nous réussi à fermer les bureaux, partout en Europe il y a 10 jours. Les 110 membres de l’équipe se sont réunis à Londres pour deux jours de discussions, de réunions et surtout de fête. C’est ce qu’on appelle chez nous le Bootcamp. Si vous êtes d’humeur cynique, vous direz peut être qu’il s’agit d’une perte de temps et d’argent – billets de train, chambres d’hôtel, ces journées non facturables… Mais en réalité, cette petite parenthèse était sans doute l’un des meilleurs investissements de l’année.
Les gros raout hors du bureau ne sont pas nouveaux pour les agences. Mais en temps de crise (ou GFC, pour Global Financial Crisis, comme disent nos nouveaux collègues de Sydney), avec les demandes des clients et le développement de l’agence, décider de prendre deux jours sur nos précieux agenda a été plus difficile que jamais cette année.

Pourtant, ces deux jours ont été profitables à tous, et à plus d’un titre. Alors si vous n’avez pas encore prévu de dédier deux jours à votre staff, faites-le sans plus tarder… Si vous êtes intéressé(e) par le concept, et si vous en avez besoin, voici, pour rappel, quelques uns des bénéfices potentiels – attendus ou plus surprenants :
1) Près des yeux, près du cœur – avoir des équipes réparties dans plusieurs pays, c’est bien, mais se voir en live de temps en temps, c’est mieux. Quand les collègues se parlent, et prennent du bon temps ensemble, on se comprend mieux… et c’est tout bénef’ pour le client international !
2) Tout le monde a fait la connaissance de l’équipe back-office. Et pris conscience de son importance ! Et franchement, après avoir bu une bière (ou deux) avec le gars de l’informatique, vous pensez bien, il aura tendance à prendre vos petits problèmes de souris au sérieux, même si vous n’êtes pas, dans la vie réelle, à portée de voix…
3) Avec les collègues, c’est un fait, vous ne pouvez pas éviter de parler du business, même en soirée – ce qui est génial ! Les équipes qui travaillent ensemble – souvent au niveau international – peuvent poursuivre sur un ton beaucoup plus léger les conversations … et trouver des solutions inattendues !
5) L’employeur a, pour une fois, le beau rôle ;-)
6) Les organisateurs volontaires sont les héros du jour – même s’ils n’ont fait « que » organiser un énième événement, ce qui est après tout le lot quotidien d’un consultant en agence de RP…
etc.
OK, j’arrête, mais c’est un fait. Le moral des troupes a un impact sur le business. Le nôtre a été plutôt bon cette année. L’année prochaine, promis, on repart en bootcamp !

Céline


L’Ami Virtuel – une nouvelle science pour les dircom’ ?

Notre dernier petit-déjeuner débat a eu lieu le 20 mai 2010 et avait pour thème les réseaux sociaux – comment les consommateurs se les approprient et quelle est leur influence sur l’acte d’achat. Vaste programme… Désormais, l’accès au haut débit s’est généralisé et tout le monde (ou presque) à un Smartphone. Alors que chaque européen est un influenceur en puissance, Internet devient le plus court chemin pour toucher les consommateurs. Les marques le savent, alors certaines développent des stratégies de plus en plus pertinentes, quand d’autres observent encore… Hotwire a commissionné une étude pan-Européenne pour analyser les habitudes des influenceurs en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Les résultats indiquent notamment que 45% des personnes interrogées sont influencées dans leurs actes d’achat, d’une façon ou d’une autre, par ce qui est dit sur les plateformes sociales, et 65% préfèrent utiliser des sites tels que Facebook pour véhiculer ou recevoir des recommandations… Que révèle cette étude pour la France? Avec notre invité Stéphane Hugon, docteur en sociologie, chercheur et enseignant à l’université Paris-Descartes à la Sorbonne, et cofondateur et dirigeant d’Eranos, institut spécialisé dans la prospective des imaginaires de consommation et des nouveaux comportements sociaux, nous avons discuté des motivations des internautes et facteurs les influençants. Mylène Amdjad, responsable de la communication de NIKON, Corinne Lejbowicz, PDG de LeGuide.com et Joseph Perèz Pla, country manager France et BeLux nous ont fait le grand honneur de venir partager leur vécu et leurs expériences respectives avec les invités et journalistes présents. Nous avons rédigé un livre blanc afin de partager expériences et conseils pratiques pour les entreprises qui souhaitent se lancer et développer leur marque à travers les réseaux sociaux. N’hésitez pas à me contacter pour en discuter !
Céline
celine.puff@hotwirepr.com
Pour télécharger le livre blanc, cliquez ici


Se nourrir en picorant l’info sur les médias sociaux – un régime équilibré ?

Depuis quelques jours, les messages de soutien à l’attention des « otages volontaires » du Web affluent ! Tout le Twitt-monde s’agite sur un air de « Janic, Anne-Paule, Benjamin, Nour-Eddine, Nicolas, sachez que vous êtes de tout cœur avec vouuuus » ! Pourtant, une ferme dans le Périgord, en février, ça a son charme ! (Leur a-t-on seulement laissé du foie gras en quantité pour survivre ?)  

La cause ce ces nouveaux aventuriers du net, nous l’avons bien compris, n’est pas de démontrer la suprématie des médias dits “traditionnels” sur les nouveaux médias. Après tout, laissons-leur vivre leur expérience, et surtout la raconter !  Vivre accroché à ses réseaux sociaux, et picorer l’info ça et là, c’est finalement un peu ce que vivent beaucoup d’entre nous… En fait, les hasards du calendrier font que nous venons de publier un livre blanc proposant une étude des “10 locomotives” du marketing à travers les réseaux sociaux…

L’une de ces grandes tendances, dont on a pas fini de parler, c’est justement de « picorer les news » : un certain public, visiblement de plus ne plus nombreux, se détourne des médias dits traditionnels et se « nourrit » essentiellement de son réseau social, c’est-à-dire des publications des personnalités et des marques qu’ils suivent en ligne. Ce n’est pas, nous le supposons, que les gens boudent les médias traditionnels, payants, ou sur abonnement. Seulement, il semble que quand on demande aux gens autour de nous à quels supports ils sont abonnés, on constate que la plupart ne se fient plus à une seule source dite « officielle ». La raison ? Ils estiment peut-être que la news, si elle les concerne, viendra à eux. Comment ? Le réseau, bien sûr. Ca se discute – autour d’un toast de foie gras, non ?

 Céline


Les réseaux sociaux sont-ils générateurs de crise ?

Nous venons chez Hotwire d’organiser un petit déjeuner débat pour discuter des thèmes qui animent la communauté autour du e-marketing demain. Quelles sont les forces en puissance, et quelles sont les directions à prendre par les sociétés pour se préparer aux enjeux à venir? Rejoints par nos invités issus de divers secteurs – high-tech et autres – mon collègue Drew Benvie de 33 Digital a présenté avec Richard Baker leur livre blanc intitulé “Driving Forces of Digital Marketing in 2010”. L’avènement de la « digital TV » ; le spam social, la (difficulté d’établir la) mesure des RP sur les réseaux sociaux ont été au centre des discussion. Mais un point a concentre beaucoup d’attention : il s’agit des dangers sérieux que peut représenter la communication à travers les réseaux sociaux, si elle n’est pas conduite de façon professionnelle. Tout le monde le sait à présent, les plateformes de réseaux sociaux représentent pour les sociétés des outils très puissants pour atteindre leurs cibles tout en finesse. Elles peuvent également s’avérer une source d’ennuis infinis ou presque, voire un tremplin vers des crises majeures.
Pour les avant-gardistes qui ont communiqué à travers les réseaux sociaux depuis l’antiquité, ce n’est probablement pas un soucis. Les règles de la communication de crise prévalent et ce même dans un environnement media différent : une fois la crise identifiée, il faut préparer une réponse coordonnée et précise pour arrêter l’escalade. La seule différence est dans la façon dont les messages seront délivrés.
Le problème, c’est que certaines sociétés n’ont pas encore une très bonne compréhension des réseaux sociaux, et de ce fait, se cachent derrière leur timidité… Une grave crise de confiance pourrait bien éclater sur Twitter ou Facebook, mais cette société ne fait pas de veille, elle ne pourra que constater les dégâts une fois que la crise aura atteint les médias plus traditionnels.
C’est pourquoi les crises peuvent être potentiellement plus dangereuses qu’auparavant, si les sociétés ne font pas ce travail de veille proactive et d’engagement vers les réseaux sociaux afin de pouvoir réagir en temps réel. A suivre !

Céline


Politiques ! Entreprises ! Même combat !

S’il fallait encore enfoncer le clou : à l’heure d’Internet, les réputations des politiques tout comme celles des entreprises peuvent se faire et se défaire en un clin d’œil et on sait désormais que la communication ne peut plus se résumer à une doctrine à flux unique. Les politiques et les entreprises ont été prévenus : ils savent qu’ils doivent compter avec l’opinion publique, que celle-ci a un droit de réponse qui compte sur le web, et que le web a la mémoire longue. Pour les politiques  – ou les entreprises – cette  problématique de gestion de leurs réputations redonne toutes ses lettres de noblesses aux blogs car ils sont les piliers de leur identité. Les politiques ont compris que leurs partisans ne se bousculaient plus dans leurs permanences, et qu’ils se recrutaient sur la toile, comme l’expose l’article du monde.fr. Et quand une campagne de communication est réussie, c’est qu’au moins sur la forme, elle a atteint son but. Jusqu’à un nouveau bouleversement, rien n’étant jamais acquis d’avance – sauf une mauvaise réputation bien sûr… Comme le titre d’un article dans le Monde.fr l’indique, le Web 2.0 est la nouvelle arme des politiques. Politiques ! Entreprises ! Même combat : à vos campagnes !

Ne vous méprenez pas : si un faux pas peut-être pardonné – erreur de jeunesse, sans doute, comme lorsque ces jeunes diplômés qui négligent de soigner leur e-réputation,  et cherchent un emploi en omettant d’effacer des traces potentiellement compromettantes, comme décrit dans l’article du monde.fr -  il ne sera jamais oublié.

Céline


Le off, c’est fini

Une image peut être incroyablement puissante. Surtout relayée sur internet.  Parfois, elle sert avec noblesse la démocratie comme on l’a vu lors des dernières élections en Iran. Parfois, elle sert la démocratie… disons avec moins de noblesse. Et nos politiques en font les frais.  Non, ni les politiques – ni les porte-parole d’entreprises – n’ont plus le droit d’être ‘eux-mêmes’ en public. Ni même dans l’intimité d’un dîner en ville d’ailleurs car on ne sait pas qui va sortir son portable, son ipod nano ou son COOLPIX pour immortaliser le moment et faire passer le malheureux gaffeur à la postérité – bien que tout soit relatif en terme de postérité sur internet. La personnalité privée de nos porte-parole est devenue personnalité publique. Les réactions sur internet sont claires : le public sera sans merci. Porte-parole, tenez-le vous pour dit : le off n’existe pas. Vous êtes en représentation permanente.
Céline Puff


Agence Centrale de Presse – espoir pour le secteur?

Le monde de la presse change. Maisons d’édition qui ferment, titres IT en déclin, journalistes sur le carreau, freelance à la recherche de nouveaux contrats… L’ouverture annoncée pour 2010 de l’ACP, l’Agence Centrale de Presse, qui se qualifie de ‘première agence de presse de l’ère numérique’ sera-t-elle la solution miracle ? L’agence permettra aux médias d’acheter des articles fournis par des journalistes – professionnels uniquement. De nouveaux débouchés pour les freelance et de la flexibilité pour les journaux ? On se prend à espérer. Outre ressusciter le nom de l’agence homonyme défunte en avril 1990, l’agence a de grandes ambitions, en particulier de ‘réinventer la relation entre journalistes et médias’.  Agence Centrale de Presse… ça vous dit quelque chose ? Je ne peux m’empêcher de penser à Central Services, la fameuse société globale de services en tous genres du film Brazil de Terry Gilliam.  N’y voyez qu’un clin d’œil de cinéphile et aucun présage funeste, bien sûr. L’Agence Centrale de Presse est morte, longue vie à l’Agence Centrale de Presse !
Céline Puff


Rentrée sous haute surveillance

Cette semaine, c’est la rentrée.  Nostalgiques s’abstenir.  Il est loin le temps béni où « rentrée scolaire » rimait avec « Marie-Rose dans l’air »…  La pandémie est à nos portes paraît-il.  Avez-vous adopté le nouveau geste « business » ? Juste après avoir tendu sa carte de visite de la main gauche pendant que l’on serre la main de son interlocuteur de la droite, il devient tendance de sortir négligemment son petit flacon de gel hydro-alcoolisé de son sac et d’en proposer à la cantonade. Plus sérieusement, notre activité principale étant la mise en contact entre les médias et nos clients, et sans vouloir aller à l’encontre des recommandations du gouvernement et des institutions sanitaires, nous organisons toujours rendez-vous et conférences de presse… Bien sûr, nous utilisons massivement les conférences téléphoniques, mais pas plus qu’avant la menace grippale. Pour l’instant du moins…
Céline Puff


Les réseaux sociaux, terrain miné pour le B2B?

Quand on dit ‘réseaux social’, on pense ‘Facebook’. Pourtant, un réseau social est lieu virtuel permettant à l’internaute de créer sa carte d’identité en ligne afin de s’exprimer et d’échanger avec ses pairs. En quoi cette définition est-elle limitée en termes d’audience ? Les réseaux sociaux constituent un canal de communication de plus en plus prisé par les sociétés en complément de la publicité et des RP plus traditionnelles. Apparemment, ce sont les marques connues du grand public qui ont commencé à investir le terrain. Et les autres? Leur audience a pourtant déjà sans doute une communauté… Il n’y a pas que Facebook dans la vie…
Céline Puff


Grâce à la campagne menée par Hotwire, Western Digital s'est installé à la première place des vendeurs de solutions de stockage externe, et ce en moins de 18 mois après le lancement de la gamme en France. Objectif atteint.
Daniel Mauerhofer,
EMEA Public Relations Director Western Digital
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